Cancer du sein : qu’est-ce que la mastectomie partielle ?

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Avec plus de 2 millions de cas à travers le monde en 2020, le cancer du sein représente aujourd’hui le cancer le plus fréquent chez la femme. Parmi les options thérapeutiques existantes, la mastectomie partielle est une intervention chirurgicale couramment envisagée. Cette opération consiste à retirer une tumeur tout en préservant le plus de tissus mammaire possible. Découvrez les multiples avantages de cette procédure plus conservatrice ainsi que son rôle essentiel dans la prise en charge des cancers du sein.

Qu’est-ce qu’une mastectomie partielle ?

Selon l’OMS, depuis les années 1980, le taux de mortalité lié aux cancers du sein a diminué de 40 % grâce à une détection précoce des tumeurs et à l’amélioration de la gestion thérapeutique. Aujourd’hui, la mastectomie partielle, également appelée tumorectomie, est une technique chirurgicale couramment utilisée. L’objectif principal de cette chirurgie mammaire consiste à enlever les lésions cancéreuses tout en préservant autant que possible la forme et l’apparence de la poitrine. Cette approche est une alternative à l’ablation totale du sein.

Cette opération est réalisée sous anesthésie générale. Elle implique une incision ciblée sur le sein pour accéder à la tumeur. Une fois la lésion tumorale retirée, le chirurgien prend soin de refermer l’incision de manière esthétique, minimisant ainsi les dommages visibles.

Douleurs et soins post-opératoires

Après la chirurgie, les femmes peuvent ressentir une certaine douleur. Cependant, cette douleur est généralement contrôlable grâce aux antalgiques prescrits par le médecin. L’équipe médicale délivre par ailleurs certaines directives de gestion de la douleur afin d’assurer le confort de la patiente pendant la phase de récupération.

Cicatrices : gestion de l’esthétique

La présence de cicatrices dépend de la taille de la tumeur et de la technique chirurgicale utilisée. Les chirurgiens essaient souvent de minimiser les cicatrices en plaçant les incisions le long du contour de l’aréole ou dans les plis naturels de la peau.  Ainsi, contrairement à la mastectomie totale, la chirurgie conservatrice permet de préserver l’aspect de la poitrine. Toutefois, une gêne esthétique peut apparaitre. Dans ce cas, certaines méthodes de reconstruction mammaire peuvent être envisagées afin d’améliorer l’harmonie du sein.

Temps de convalescence

La récupération après une chirurgie mammaire conservatrice varie selon les femmes. Les activités légères peuvent être reprises en quelques jours à une semaine, cependant il est conseillé d’éviter les efforts physiques intenses plusieurs semaines. Le temps de récupération fluctue en fonction de la guérison personnelle et des thérapies complémentaires nécessaires.

Traitement post-opératoire

Après la chirurgie, des traitements tels que la radiothérapie, la chimiothérapie ou l’hormonothérapie peuvent être recommandés en fonction de la tumeur. Ces dernières visent à éliminer les lésions cancéreuses restantes et à réduire les risques de récidive. Un suivi médical régulier est également indispensable.

 

À lire : Différentes méthodes de prise en charge du cancer du sein

Quelle est la différence entre la mastectomie et la tumorectomie ?

La différence fondamentale entre la mastectomie et la tumorectomie, également appelée mastectomie partielle, réside dans la portée de l’intervention chirurgicale pour traiter le cancer du sein.

Dans le cas d’une mastectomie, l’ensemble du sein, y compris le tissu mammaire, le mamelon et l’aréole, est retiré. Ce traitement, également appelé ablation totale, peut être privilégié quand la masse tumorale est étendue ou lorsque des métastases sont présentes dans les ganglions lymphatiques.

De son côté, la tumorectomie, ou ablation partielle, a été longtemps recommandée pour les femmes atteintes d’un cancer du sein détecté à un stade précoce. Elle a ainsi vu ses indications s’étendre au fil des années.

Le Docteur Eric Sebban, chirurgien spécialiste du cancer du sein, précise que la quadrantectomie ou exérèse locale élargie consiste à retirer environ un quart du sein, même en présence de multiples lésions cancéreuses, à condition que celles-ci soient rapprochées.

La mastectomie, qui implique l’ablation totale du sein, permet l’élimination des tissus cancéreux. Cependant, cette approche peut avoir un impact esthétique et psychologique significatif, entraînant des conséquences notables sur l’estime de soi et la santé mentale. Dans ce sens, une reconstruction mammaire, avec la mise en place de prothèses, par exemple, peut être proposée aux patientes qui le désirent. Ces opérations plus invasives nécessitent une période d’hospitalisation et récupération plus longue, ainsi qu’une éventuelle rééducation.

La mastectomie partielle, quant à elle, préserve autant que possible l’apparence naturelle du sein, ce qui peut aider à minimiser les répercussions psychologiques. La récupération est généralement plus rapide.

Dans les deux cas, un curage ganglionnaire peut être réalisé lors de l’intervention pour examiner les ganglions lymphatiques et évaluer la présence de métastases. Cependant, avec l’arrivée de l’exérèse du ganglion sentinelle, une approche plus ciblée est souvent préférée pour apprécier la propagation du cancer. D’autre part, des traitements adjuvants tels que la radiothérapie, la chimiothérapie ou l’hormonothérapie peuvent être nécessaires après la chirurgie mammaire pour éliminer les cellules cancéreuses possiblement restantes ou pour réduire le risque de récidive.

Mastectomie partielle : Existe-t-il des possibilités d’effets secondaires ?

Comme toutes opérations chirurgicales, la tumorectomie peut être associée à certains effets secondaires potentiels parmi lesquels :

  •  Une douleur, de l’inconfort ou des sensations de tiraillement au niveau de la zone opérée.
  • Un léger œdème et un gonflement
  • Des ecchymoses ou des hématomes
  • Un engourdissement, des picotements ou une sensibilité réduite dans la zone opérée
  • Un lymphœdème du bras (accumulation de lymphe sous la peau) en cas de curage axillaire
  • Une perte de l’estime de soi ou une gêne esthétique liée à la présence d’une cicatrice
  • Un risque d’infections surtout à la suite d’un curage des ganglions
  • Une mobilité réduite du bras

Pour en savoir plus sur les effets indésirables possibles de la chirurgie mammaire, consultez notre guide dédié.

Existe-t-il des risques de récidives ? 

Il existe, en effet, des possibilités de récidive après une chirurgie conservatrice. Bien que cette procédure vise à retirer la tumeur maligne et une partie du tissu environnant pour minimiser les risques, il reste une éventualité que des tissus cancéreux subsistent ou réapparaissent dans la zone conservée du sein. Certains facteurs peuvent influencer le risque de récidive parmi lesquels :

  •  La taille et le grade de la tumeur
  • Le type de cancer du sein
  • Les traitements complémentaires tels que la radiothérapie, la chimiothérapie ou l’hormonothérapie
  • La surveillance et le suivi médical

Bon à savoir : Au cœur des avancées médicales, la technologie Fluobeam® LM constitue une innovation majeure dans la prise en charge du cancer du sein et particulièrement de la détection du ganglion sentinelle. Cette technique novatrice repose sur l’utilisation du vert d’indocyanine, un colorant fluorescent pour marquer les vaisseaux lymphatiques axillaires conférant au chirurgien une visualisation accrue lors de l’intervention. Ce procédé optimise la précision de l’exérèse du ganglion sentinelle, contribuant ainsi à la réduction des risques liés à l’intervention.

En somme, la mastectomie partielle se révèle être une option fiable dans la lutte contre le cancer du sein. Une connaissance approfondie de cette procédure, de ses implications et de ses avantages est essentielle pour les patients et leurs familles. En se tenant informé des divers choix thérapeutiques disponibles, chacun peut jouer un rôle actif dans la gestion de sa santé. Les avancées médicales et les approches personnalisées permettent aujourd’hui aux femmes de prendre des décisions éclairées sur les différents traitements de soins, contribuant ainsi à la qualité de leur vie et à leur guérison.

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