Thyroïde, Thyroïde

Comment détecter un cancer de la thyroïde ?

Dans le monde, 570 000 personnes sont diagnostiquées d'un cancer de la thyroïde chaque année, dont une grande majorité de femmes. Vous souhaitez mieux comprendre cette maladie ? Dans cet article, nous vous expliquons les caractéristiques, les symptômes et les étapes du diagnostic du cancer de la thyroïde. Nous abordons également le traitement et les chances de guérison.
 

Qu’est-ce que le cancer de la thyroïde ?

Le cancer de la thyroïde est lié à l’apparition de cellules cancéreuses dans la glande thyroïde, qui peuvent former une tumeur. Située à la base du cou, cette glande sécrète des hormones particulières qui contribuent au bon fonctionnement de plusieurs organes.
 
Un cancer de la thyroïde entraîne un dérèglement de la production d’hormones. Le traitement implique souvent l’ablation de la thyroïde. Le pronostic est très bon, avec un taux de guérison supérieur à 90 % et des récidives peu fréquentes.
 
Il existe plusieurs types de cancer de la thyroïde. Les cancers thyroïdiens différenciés (cancer papillaire et cancer folliculaire) sont traités de manière très efficace. En revanche, les cancers thyroïdiens peu différenciés (cancer médullaire et cancer anaplasique) peuvent être plus difficiles à traiter.
 
Par ailleurs, avec l’évolution des techniques de diagnostic, on estime que plus de la moitié des cancers de la thyroïde identifiés sont des micro-cancers avec une tumeur inférieure à 1 centimètre. Bon à savoir : la majorité de ces cancers n’évolueraient pas en cancer clinique.
 
 

Quels sont les symptômes du cancer de la thyroïde ?

Le cancer de la thyroïde se manifeste la plupart du temps par un nodule thyroïdien, c’est-à-dire une petite grosseur ferme localisée dans la glande thyroïde, au niveau du cou. Ce nodule est souvent découvert par hasard, au cours d’une palpation de routine ou à l’occasion d’un examen d’imagerie.
 
Les nodules sont très fréquents chez les femmes après 50 ans. Ils s’accompagnent parfois d’un ganglion dans le cou, d’un goitre qui augmente de volume ou d’une altération de la voix, qui devient un peu plus rauque.
 
Dans 95 % des cas, les nodules thyroïdiens ne sont pas cancéreux. Ils sont bénins et seule une surveillance est requise. Dans de rares cas, le nodule peut évoluer en cancer de la thyroïde, nécessitant une intervention chirurgicale. Pour déterminer si un nodule est cancéreux, il est nécessaire de procéder à des examens complémentaires.

Comment le cancer de la thyroïde est-il diagnostiqué ?

Suite à la découverte d’un nodule, le médecin prescrit généralement deux examens :
 
- Une prise de sang pour mesurer le dosage de l’hormone TSH (thyréostimuline) dans le sang. Cette hormone contrôle la production d’hormones par la thyroïde. Une anomalie dans le fonctionnement de la glande thyroïde conduit souvent à un taux trop bas ou trop élevé.

- Une échographie cervicale pour identifier les caractéristiques du nodule (notamment sa taille et sa localisation) et déterminer s’il présente un risque de cancer. L’échographie aide aussi à observer les chaînes ganglionnaires du cou.

Si ces examens sont indiqués pour diagnostiquer un cancer de la thyroïde, ils peuvent également permettre de détecter une éventuelle hyperthyroïdie, un dérèglement de la thyroïde qui nécessite une prise en charge spécifique.

Quand un nodule est-il considéré comme suspect ?

Un nodule est considéré comme suspect lorsqu’il est solide et supérieur à 1 centimètre de diamètre. Dans ce cas, une cytoponction peut être réalisée. Cet examen consiste à introduire une aiguille très fine dans le nodule thyroïdien pour en extraire quelques cellules. Celles-ci sont ensuite analysées pour confirmer le diagnostic. La cytoponction n’est pas toujours concluante et il peut être nécessaire de répéter l’examen. Par ailleurs, dans de rares cas, une scintigraphie thyroïdienne peut être indiquée.
 

Comment le cancer de la thyroïde est-il traité ?

La prise en charge des patients atteints de cancer de la thyroïde est avant tout chirurgicale. Si le diagnostic est confirmé, une opération appelée thyroïdectomie sera programmée pour procéder à l’ablation de la thyroïde. Dans la majorité des cas, une thyroïdectomie totale est pratiquée, mais il peut arriver qu’un seul lobe soit retiré (lobectomie) lorsque la ponction n'a pas permis de caractériser précisément la nature de la tumeur.

Si les ganglions lymphatiques sont atteints, un curage ganglionnaire sera réalisé au cours de la même procédure.
 
L’opération se déroule sous anesthésie générale et est souvent pratiquée par une équipe spécialisée. Des technologies innovantes comme FLUOBEAM® LX aident à sécuriser les interventions chirurgicales sur la thyroïde. Ce dispositif d’imagerie exclusivement dédié à la chirurgie de la thyroïde permet notamment d’identifier et de préserver les glandes parathyroïdes. Il existe en effet un risque de lésions involontaires de ces toutes petites glandes situées à l’arrière de la thyroïde au cours de l’opération. Des lésions de ces glandes ou leur ablation accidentelle peuvent notamment entraîner une hypocalcémie, c’est-à-dire une baisse anormale du taux de calcium dans le sang.
 
Suite à l’intervention, un traitement à l’iode radioactif peut être prescrit dans certains cas pour éliminer d’éventuelles cellules cancéreuses restantes. De plus, le suivi d’un traitement hormonal substitutif est requis en cas d’ablation totale de la thyroïde (et parfois en cas d’ablation partielle). Il consiste en la prise quotidienne d’un comprimé d’hormones thyroïdiennes.

Le cancer thyroïdien est donc facile à détecter. Suite à la découverte d’un nodule, une prise de sang et une échographie thyroïdienne seront réalisées, parfois suivies d’une cytoponction. En cas de confirmation du diagnostic, une opération devra être programmée. En effet, le traitement du cancer de la thyroïde est avant tout chirurgical, nécessitant une ablation de la thyroïde. Grâce à cette opération, les patients peuvent maintenir une bonne qualité de vie. Le taux de guérison est très élevé comparé à d’autres cancers.